Le 23 septembre, le monde célèbre la Journée internationale des langues des signes. Pour l’occasion, Anne, bénévole Tombée du Nid dans les Hauts-de-France, a accepté de prendre la parole en vidéo. Éducatrice spécialisée, formée à la surdité et à la langue des signes française, elle raconte ce que ces langues changent dans la vie d’un enfant et de sa famille.
Qu’est-ce que la Journée internationale des langues des signes ?
Instaurée par les Nations unies, cette journée est célébrée chaque 23 septembre. Elle rappelle une chose simple : les langues des signes sont des langues à part entière, avec leur grammaire, leur syntaxe et leur culture. Elles ne sont pas une version gestuelle du français, et leur reconnaissance reste un enjeu d’accessibilité majeur.
En France, la langue des signes française (LSF) est reconnue comme une langue à part entière depuis la loi du 11 février 2005. Pourtant, l’accès à un apprentissage précoce et à un environnement signant reste très inégal selon les territoires.
Qui est Anne ?
Anne est bénévole Tombée du Nid dans les Hauts-de-France. Dans sa vie professionnelle, elle est éducatrice spécialisée, formée à l’accompagnement des personnes sourdes et à la langue des signes. Elle n’est pas elle-même concernée par la surdité : c’est son métier, et aujourd’hui son engagement bénévole, qui l’ont amenée à ces langues.
Son témoignage est à découvrir en vidéo sur nos réseaux sociaux.
Pourquoi les langues des signes comptent-elles pour les familles ?
Pour un enfant sourd, accéder tôt à une langue, quelle qu’elle soit, conditionne tout le reste : la construction de la pensée, la relation aux parents, les apprentissages scolaires, la vie sociale. Un enfant privé de langue accessible n’est pas un enfant qui communique moins, c’est un enfant qui communique dans le vide.
Pour les parents, apprendre à signer représente un effort réel, souvent entrepris en plus de tout le reste. C’est aussi, pour beaucoup, le moment où le dialogue avec leur enfant redevient possible.
Au-delà de la surdité, les signes servent également à d’autres enfants. Des outils comme le Makaton, qui associent signes et pictogrammes, accompagnent des enfants porteurs de troubles du neurodéveloppement ou de troubles du langage, et leur offrent un moyen de se faire comprendre.
Comment Tombée du Nid accompagne-t-elle ces familles ?
Les bénévoles de Tombée du Nid sont formés aux enjeux du handicap et du neurodéveloppement. Certains, comme Anne, apportent en plus une compétence spécifique, acquise par leur parcours professionnel. C’est l’une des forces d’un réseau de proximité : la diversité des profils permet de répondre à des besoins très différents.
Des temps de formation autour des différents types de handicap, animés par des professionnels, ainsi que des ressources spécifiques, notamment autour du Makaton et de la LSF, sont proposés aux bénévoles de l’association.
Comment trouver un bénévole près de chez soi ?
Tout passe par l’application Le Cœur du Nid, gratuite et ouverte à tous. Une famille publie une demande, un bénévole de son secteur y répond.
Merci à Anne pour son temps, son engagement et sa pédagogie.